facebook
google plus
twitter
linkedin
youtube
instagram
pinterest
 

CRITIQUER ET MARCHER CONTRE PAUL BIYA ET SON RÉGIME À L’ÉTRANGER N’EST PAS SALIR L’IMAGE DU CAMEROUN.

Il y a une dérive conceptuelle qui fait son lit dans la conscience camerounaise au point de s’apparenter à la vérité. C’est le fait d’assimiler la critique et les dénonciations des actes de mauvaise gestion et de mal gouvernance à travers les rues occidentales comme des atteintes à l’image du Cameroun. 
Non, chers compatriotes, cette façon de voir les choses est fausse.
En tant qu’acteur politique, Paul Biya doit faire l’objet de critiques. Le critiquer n’est pas un acte antipatriotique. Mais au contraire, un acte démocratique , de liberté d’expression et d’opinion. 
Paul Biya, certes, Président de la République n’est pas exempt de toute critique. C’est un droit citoyen reconnu à chacun des camerounais qui a signé un contrat social avec lui de passer au peigne fin sa présidence. 
Tous les présidents du monde sont critiqués dans les rues, médias et réseaux sociaux par leurs concitoyens et adversaires politiques sans que cela soit considéré d’actes antipatriotiques ou de ternissement de l’image leur pays. Chaque jour en France des rassemblements des diasporas d’autres pays le font sur les places et rues. 
C’est d’ailleurs tout à fait normal que les critiques soient plus acerbes contre Paul BIYA au vu de la déliquescence dans laquelle se trouve le Cameroun . Le Cameroun présente une piètre image à cause de l’instabilité et la gabegie outrancière des cadres de la haute administration. 
Comment peut-on applaudir Paul Biya en ce moment dans un pays où les enfants et nourrissons sont criblés de balles quel qu’en soient les auteurs ,où 02 régions sont paralysées avec des milliers de morts et des centaines de milles de déplacés ?
Un président de la république est responsable de l’état de son pays, même s’il n’en est pas l’auteur. Il est jugé en fonction de sa capacité à maintenir son pays dans la paix et la cohésion . Quand le pays est en guerre civile comme comme au Cameroun , Il en porte l’entière responsabilité. Car n’arrivant pas à maintenir les équilibres , gage de paix. Le peuple camerounais , que ce soit de l’intérieur ou de la diaspora, a de ce fait le droit de lui demander des comptes comme à ce chef de famille dont les enfants se déchirent. 
C’est sous ce prisme qu’il faille voir les marches de la diaspora en occident tant qu’elles sont pacifiques et non violentes. Elles ne contribuent aucunement à détruire l’image du Cameroun, mais à alerter la conscience des dirigeants dans un pays où la menace de répression contre toute revendication interne est observable. 
Les camerounais doivent bien comprendre que les marches, grèves et autres mouvements de contestation sont des moyens qui favorisent la bonne gouvernance dans les pays dits modernes. Cette propension à descendre dans la rue, est un véritable contre pouvoir là où, le pouvoir exécutif a déjà anesthésié les autres contre pouvoirs institutionnels. 
C’est pourquoi ces marches très courus de la diaspora, au -delà de toutes sortes d’interprétations ou d’ambitions ont une valeur ajoutée inestimable pour la construction du nouveau Cameroun. dont la venue est certaine.

Me Christian T. BOMO

Leave a Reply

Your e-mail address will not be published. Required fields are marked *